Exit le Brexit…

Et voilà la Grande Bretagne qui veut nous quitter, elle qui fait tant partie de nous, qui nous a fascinés et façonnés. Elle qui nous a initiés dès les années 60 au vent de la salutaire et joyeuse folie qui soufflerait sur l’occident dans les années 70. Et oui, avec une décennie d’avance, la Perfide Albion et son Swinging London révolutionnaient la culture et les mœurs, inventaient une nouvelle manière d’être, de vivre, de penser, de créer.

Pourra-t-on jamais énumérer tout ce que – malgré ses caprices de star – elle a pu alors nous offrir de bonheurs, d’émulation, de fantaisie ?

Marquant à la culotte l’ouverture du gouvernement Wilson, Londres était le centre d’un monde bouillonnant de contre-culture psychédélique, d’hédonisme, d’avant-garde et d’underground. Elle nous envoyait Peter Brook, the Living Theater, son cinéma – Ken Loach, Ken Russel, Lindsay Anderson. Nous lui envoyions nos cinéastes – Antonioni, Polansky, Kubrick, Losey – qui y trouvaient leur inspiration ; Mary Quant réinventait la mode et raccourcissait outrageusement la jupe des filles, les Beatles réinventaient la pop music et rallongeaient les cheveux des garçons. Cependant que les Rolling Stones revoyaient avec insolence la copie d’un rock qui allait devenir aussi glorieux que son alter ego yankee. Les disciples suivraient : the Animals, the Who, the Kinks, Pink Floyd et tant d’autres. Ils composèrent la bande son des sixties. Et celle de ce « Swinging London » qui déroule en chansons et souvenirs d’époque, le fil de ces années magiques en guise de point final à cette édition de MigrActions « so British ».

De : Dominique Dreyfus, Isabel Ribeiro et Toninho do Carmo
Direction Musicale : Toninho do Carmo
Avec : Alain Carbonnel, Delphine Dey, Fabiana Spoletini, Manuela Brazil, Maria Teresa Ferreira, Raphaël Fournier,  Raphaël Barani
Création vidéo : Luis Melim